Ado, je plongeais tête première dans les pièges que l’ego me tendait. Mes jours se voulaient une constante revendication : « Traitez-moi en adulte ! » ou « Aimez-moi ! » À vingt ans, ce pensionnaire invisible a continué à me courtiser et ma rébellion a fait place à l’arrogance. Je me considérais comme parfaite dans mes décisions, mes gestes, mes pensées. Naturellement, je jugeais ceux et celles qui, selon moi, manquaient de contrôle sur leur vie. Me suis-je considérée comme invincible ? Peut-être. Au cap de la trentaine, cet imposteur se montra plus insistant. Heureusement, je commençai à voir clair dans son jeu pour me rendre compte qu’au lieu de me rendre heureuse, il me tenait captive.

De toutes les définitions que j’ai lues sur l’ego, en voici une saisissante de l’auteure Iyanla Vanzant : « Ce fragment de nous qui continue de s’inquiéter, vit dans le doute, est effrayé, juge les autres, a peur de faire confiance, a besoin de preuves, croit seulement quand cela lui convient, échoue à donner suite, refuse de faire ce qu’il prêche, a besoin d’être sauvé, veut être une victime, s’apitoie sur lui-même, a besoin d’avoir raison en tout temps et s’accroche à ce qui ne fonctionne pas. »

Une des particularités de l’ego est qu’il tente par tous les moyens de nous persuader que nous sommes incapables d’accéder à nos idéaux. Sa spécialité est de semer la division. Il nous laisse rêver, mais nous convainc que nos désirs sont inatteignables. Il nous permet de voir grand, mais nous assure que seuls les autres ont droit au bonheur. Il nous fait miroiter une existence prolifique tout en nous énumérant une liste d’obstacles insurmontables. Devant une difficulté ou un nouveau défi, combien de fois a-t-il murmuré : « Tu n’y arriveras pas, laisse tomber. » Il nous condamne à un avenir où la réussite ne peut que nous glisser entre les doigts.

Pourquoi ne pas reprendre le contrôle de notre contrée intérieure ? Se dresser, le regarder droit dans les yeux et lui dire : « Tes jours sont comptés, mon vieux ! »  Le congédier une bonne fois pour toutes. Franchir ce point de non-retour où l’amour pèsera plus lourd que la peur dans la balance. Plus facile à dire qu’à faire me direz-vous. Pour ma part, j’ai développé une habitude au fil du temps :

Opter pour la confiance et croire que je suis faite pour le meilleur !

Et telle une déclaration d’indépendance, il m’arrive de répéter ces quelques lignes :

« Je me redresse maintenant. Je laisse aller mes craintes et mes doutes. Je n’ai plus à attendre l’approbation des autres ou l’autorisation des gens que j’aime pour aller de l’avant. Avec autorité, je prends possession de mon monde intérieur et de ma destinée. Cette nouvelle dynamique améliore immédiatement mon existence, je le sens et je fonce sans hésiter !»


Me suivre:

Marie-Josée Arel

Je suis passionnée de spiritualité depuis mon adolescence et j’en ai fait ma mission. Je souhaite faciliter la quête de sens et nourrir la vie spirituelle des personnes, dans un espace d’échange ouvert et exempt de dogmes. Je désire ainsi offrir des repères pour une spiritualité terre-à-terre et contemporaine, pour une meilleure relation avec soi-même et avec les autres. Je veux toucher le cœur des gens et ouvrir leur conscience à plus grand.
Me suivre:

Les derniers articles par Marie-Josée Arel (tout voir)

Découvrez d'autres articles

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.