Deva Premal et Miten, deux amoureux de la vie, de la musique et du silence. Ils parcourent le monde, font vibrer les gens sur leurs passages et ouvrent les consciences. La voix de Deva Premal nous transperce littéralement le corps. Ils ont gentiment accepté notre invitation lors de leurs spectacles à Montréal.

Vous avez de nombreux fans partout dans le monde qui adorent vos chansons, qui sont majoritairement des mantras. Pouvez-vous nous dire quels sont les bienfaits pour vous de chanter des mantras ?

Deva : Premièrement, vous savez, ce ne sont pas des fans ; ce sont des amis ! C’est tellement un bon sentiment pour nous de ressentir cette connexion.

Miten : Tout ça, c’est pour la méditation, être ensemble. Ça devient davantage un rassemblement sacré plutôt qu’un spectacle ou une performance ! Et grâce à ça, les mantras ont cette énergie. On doit approcher les mantras avec le cœur grand ouvert. C’est de cette manière qu’on fait en sorte que les mantras soient si puissants, qu’on ne peut que se laisser porter et demeurer accessibles pour eux.

Deva : La raison pour laquelle les mantras sont si puissants, c’est que ce sont des sons. Nous ne devons pas les voir comme des mots. Nous devons les voir comme des sons ! Un mot veut toujours dire quelque chose. Lorsque nous disons un mot, nous pensons à quelque chose en lien avec ce mot. Tandis qu’un son, c’est un son. Nous n’avons pas à l’interpréter. C’est juste là, et vous entendez.

Le son d’un rire, on n’y met pas de sens ! C’est simplement un rire.

C’est direct. Les mantras sont directs. Des sons médicinaux, qui ont un effet sur le corps, sur l’esprit, sur le psychologique. Principalement sur notre esprit mais c’est tellement à plusieurs niveaux de guérison, d’union et porteur de paix. C’est pourquoi c’est universel, planétaire ! Parce que peu importe la langue parlée, avec les sons mantriques, nous ne sommes qu’un et nous avons tous la même connexion avec eux.

Quel est votre mantra favori ?

Deva : Pour moi, Om est en quelque sorte la fondation et le mantra Gayatri est un de ceux qu’on traite comme Om. Vous savez, il y a Om dans « Home » (maison). Lorsque j’étais enfant, même avant ma naissance, mes parents me chantaient Gayatri et pour moi c’est comme l’air que je respire !

Nous ne sommes qu’un.

Parlez-nous du pouvoir du silence ?

Miten : Je crois que c’est le souffle, c’est la respiration. Tout est dans le souffle, et l’énergie est la clé dans la vie. Pour une bonne vie, c’est important de respirer consciemment. Alors pour nous, vous savez, nous chantons bien sûr, tout en étant conscients de notre souffle et lorsque nous chantons ensemble, en groupe, nous n’y pensons pas intellectuellement. Mais nous nous mettons tous à respirer au même rythme naturellement lorsque nous chantons. Nous chantons, nous respirons, nous chantons, nous respirons… et soudainement nous sommes tous un… sans en être totalement conscients, nous respirons ensemble à l’unisson, ça apporte un sens d’unicité. Et ça, ça nous mène vers le silence. Lorsque le mantra termine, pourquoi ressentons-nous le besoin d’applaudir ? Qui applaudit qui ? C’est juste une différente énergie, tous se raccordent simplement à la même respiration profonde. De cette façon, nous pouvons simplement profiter du moment présent.

Deva : Les silences sont à leur apogée, les plus profonds, quand ils surviennent naturellement. Encore plus que lorsque nous les provoquons par la méditation, lorsque nous contrôlons le silence en étant assis et que nous nous disons : « Ok, je vais garder le silence. » Je me sens plus vivante, en vibration et élevée quand ça survient. C’est juste là, rien d’autre n’existe. C’est juste le vide, l’espace. Et de partager ça avec des centaines, voire des milliers de personnes, c’est tellement magique ! J’aime appeler ça un silence d’extase, parce que c’est tellement vibrant et vivant.

Miten : C’est drôle, au début du concert, certains ont des toux et spécifiquement dans les moments silencieux… peut-être une ou deux personnes ont une toux parce qu’il n’y a pas d’applaudissements. À la fin, ils ont oublié ; ils ont oublié de tousser. Et ça vous savez, même si nous sommes à Moscou en Russie devant 6 000 personnes, c’est la même chose qui se produit à la fin du concert. Il y a un grand silence et nous sommes tous en gratitude pour le souffle, pour la vie ! C’est tout ! (rires)

Parlez-nous de vos nouveaux albums.

Miten : Nous venons tout juste de sortir deux albums. Le premier étant un album « live » appelé : Cosmic Connections et c’est un merveilleux album sur lequel nous avons recueilli certaines chansons que nous avons enregistrées au cours des dernières années avec différents musiciens, dans plusieurs endroits à travers le monde.

Deva : L’album de Miten s’appelle Temple at midnight. Et on le ressent comme un chemin chaleureux, chandelle à la main… très naturel. On peut ressentir dans la musique une douce caresse et les chansons de Miten sont magnifiques.

Miten : Tout est énergétique lorsque vous utilisez de véritables instruments. Je suis très très heureux de tout ça. J’ai eu à attendre 69 ans pour faire cet album.

Comment êtes-vous inspirés pour vos chansons ?

Miten : La vie que je vis est extraordinaire. Nous n’avons pas vécu plus de six mois au même endroit en 25 ans. Nous sommes des gitans, des sans pays. C’est de cette façon que nous gardons nos chansons fraîches et nous aimons ça ainsi ! La vie que j’ai vécu est tellement bénie et tout a commencé au moment où je suis allé chez Osho et qu’il m’a donné le nom de Prabhu Miten, ami de Dieu. Je n’avais aucun ami. J’avais tout laissé derrière moi, tout. C’était un gâchis et je devais me sauver moi-même. Depuis, j’ai vécu très intensément… Les chansons sont venues à moi. Le plus stupéfiant dans tout ça, c’est que je suis encore en vie, et je suis avec quelqu’un avec qui j’ai une profonde et intense connexion amoureuse depuis 25 ans. Alors vous savez, on ne peut pas écrire de chansons tristes. Et, avec toute la tristesse dans le monde, toutes les choses politiques et tout ce qui se passe actuellement… pour moi, la seule chose que je peux offrir est l’énergie positive. Bien sûr, tout cela m’affecte. Mais si nous courbons le dos et mourons parce que tout va si mal, à quoi contribuons-nous ? Vous devez contribuer avec votre amour, votre énergie et simplement agir. Vous partagez les choses avec votre cœur, quelque chose en lien avec votre véritable
nature. Et tout ça résonnera chez les autres. Après ça, que pouvons-nous faire de plus ?

Pour en apprendre davantage sur eux :
www.devapremalmiten.com

Je vous invite fortement à découvrir leurs deux nouveaux albums, à écouter, à ouvrir votre cœur ainsi que votre esprit et à savourer.

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Nathalie Locas

Nathalie Locas

Enseignante Académie Kaizen chez Académie Kaizen
Maman, enseignante de yoga et passionnée de la vie, j’aime partager mes découvertes et mes prises de conscience.Au travers de mes textes, je vous ouvre mon cœur en toute simplicité afin de vous faire connaître mon univers.
Nathalie Locas

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