Elle a coloré le paysage télévisuel québécois pendant des années. Fougueuse, audacieuse et habile sur les planches, nous ne savions pas ce que cachait réellement, Johanne Fontaine, au fond d’elle-même. En 2012, elle publie son livre « Hop la vie », racontant comment elle a survécu à un cancer qui la condamnait à mort. Si l’histoire s’arrêtait là, ce serait déjà héroïque ! Mais non.

Aujourd’hui, Johanne cumule trois cancers, huit opérations, plusieurs traitements de chimio. Au moment où j’écris ces lignes, elle s’apprête à vivre une neuvième opération, cruciale selon les oncologues. Personne ne peut réellement s’expliquer qu’elle soit encore debout, physiquement et moralement. Et parce qu’elle s’accroche au mince fil que la Vie lui tend, j’ai envie de lui rendre hommage maintenant, alors qu’elle peut recevoir notre amour et notre affection.

Je côtoie Johanne sur une base régulière grâce au mouvement Inspire-toi. J’aime profondément cette femme ! Armée de crinolines et de robes multicolores, elle prononce chaque mot avec une telle force que le Petit Robert en frissonne. Elle déplace de l’air et par un seul de ses regards brûlants, elle vous fait virevolter tellement il y a d’intensité dans son être. À ses côtés, tout devient majestueux et grandiose. Impossible de rester indifférent : soit elle vous déstabilise, soit elle renforce votre conviction que cette existence doit être vécue à plein, sans compromis.

Victor Hugo a écrit : 

« Si un homme vient à manquer à son visage de vivant, qu’on lui tienne de force la face dans le vent. »

  Permettez-moi de traduire :

« Si une personne vient à douter de sa grandeur, qu’on lui fasse passer, de force, une heure avec Johanne Fontaine ! »

Johanne, c’est notre Mohamed Ali.

Celle que l’on regarde à la fois avec admiration et impuissance. Celle à qui on a envie de dire : merci de ne pas jeter la serviette, merci de te battre comme tu le fais, merci de nous donner espoir, merci de démontrer le potentiel réel de l’être humain. Personne ne voudrait être à sa place et mener une telle quête de liberté physique, mentale et spirituelle. Mais nous sommes tous rassurés de constater, à travers elle, que le miracle est possible. Parce que le miracle n’est pas tant la guérison du corps que la guérison des pensées qui nous habitent. Et pour ce qui est de changer de perception, de faire scintiller le moindre éclat de lumière quand les ténèbres s’imposent, Johanne est passée maître dans cet art.

Chère Johanne, tu es une icône malgré toi et je ne suis pas la seule à m’incliner devant ton courage. À l’ère où les statistiques avancent qu’une personne sur deux sera atteinte d’un cancer, tenant ainsi une génération en otage, ton histoire n’est plus seulement à propos de toi, elle est à propos de nous. Ta vigueur et ta confiance nous happent. Dans le ring, en plein combat, toute ta personne s’exclame:

«N’ayez pas peur. Le cancer peut atteindre le corps mais il ne peut attaquer votre esprit, votre âme. Vous êtes intouchables ! »

Merci de briller comme tu le fais, tu changes le monde, au-delà de tout ce que tu peux imaginer.

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Marie-Josée Arel

Je suis passionnée de spiritualité depuis mon adolescence et j’en ai fait ma mission. Je souhaite faciliter la quête de sens et nourrir la vie spirituelle des personnes, dans un espace d’échange ouvert et exempt de dogmes. Je désire ainsi offrir des repères pour une spiritualité terre-à-terre et contemporaine, pour une meilleure relation avec soi-même et avec les autres. Je veux toucher le cœur des gens et ouvrir leur conscience à plus grand.
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