Comme beaucoup de parents, je vois grandir mon fils avec un enthousiasme mélangé à une pointe d’inquiétude. Le monde dans lequel nous vivons est tellement différent du mien à son âge. Taxage, classes trop nombreuses, violence virtuelle et réelle, drogue et bien d’autres. Saura-t-il performer comme la société s’y attend? Trouvera-t-il de bons amis? Suivra-t-il la voie de sa conscience malgré les pressions en faveur de la conformité? Ces questions flottent constamment autour de moi. Parfois, elles planent de façon angoissante. Lorsque c’est le cas, je les mets dans la mijoteuse.

Je déteste les conflits

Lorsqu’il y a confrontation, pourquoi rester? La fuite donne pourtant de piètres résultats. Elle n’efface pas la colère, la déception, ni la culpabilité. Étant de nature hypersensible, les guerres sans fin grugent ma vitalité. Cependant, rétablir le contact après une prise de bec ne s’avère pas chose facile. En plus d’admettre nos torts, il importe de faire preuve d’humilité. Encore faut-il que l’autre soit réceptif! Quand toute mon énergie est absorbée par une telle situation, j’ai recours à la mijoteuse.

J’ai tellement de projets à réaliser. Vais-je y arriver? Faisant preuve de constance dans mes efforts et dans mes actions, j’aspire à des résultats instantanés. Parfois, le doute m’envahit. Je remets en question la mission de vie qui m’appelle : « Hey réveille-toi Alice au pays des merveilles! Tu rêves en couleur. Ton désir de faire de la spiritualité un sujet populaire n’intéresse personne, tu perds ton temps… »

Ah! Cette voix pernicieuse dans ma tête, comme un insupportable moustique dont on voudrait se débarrasser. Il faut laisser le temps faire son œuvre. Quand je n’y arrive plus, je sors la mijoteuse.

Le jugement des autres

J’essaie vainement de me convaincre qu’il ne m’affecte pas, mais il me déstabilise. Surtout quand il vient de mes proches. Avec les années, j’ai appris que je ne peux rien y faire. Me justifier ne mène nulle part. Difficile de garder le silence devant un regard froid, une parole condescendante ou des bras croisés. Encore plus douloureux de voir une amie me mettre au rancart. Même si je me dis qu’elle est jalouse de ce que je vis ou qu’au fond, ces gens m’envient, rien n’y fait. Aucune de ces explications ne sèche mes larmes. Quand elles inondent mon cœur, je les verse dans la mijoteuse.

En temps difficiles, je sors la mijoteuse

Un jour que je souffrais d’une extinction de voix, Isabelle m’a dit que je m’empêchais d’exprimer quelque chose. C’était vrai et je savais exactement de quoi il s’agissait. Elle m’a alors parlé de sa mijoteuse remplie d’amour, de lumière, de bonnes pensées. À tout instant, comme une prière sans mots ou une méditation bienfaisante, elle y dépose ses préoccupations ainsi que ses inquiétudes. Une façon réconfortante de lâcher prise et de laisser mariner les problèmes qu’on considère sans issue. Elle m’avait confié qu’elle finissait toujours par trouver une solution, que tout s’arrangeait. L’idée m’a plu et mon esprit s’est immédiatement procuré une mijoteuse.

Depuis, je cuisine pratiquement tous les jours!


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Marie-Josée Arel

Je suis passionnée de spiritualité depuis mon adolescence et j’en ai fait ma mission. Je souhaite faciliter la quête de sens et nourrir la vie spirituelle des personnes, dans un espace d’échange ouvert et exempt de dogmes. Je désire ainsi offrir des repères pour une spiritualité terre-à-terre et contemporaine, pour une meilleure relation avec soi-même et avec les autres. Je veux toucher le cœur des gens et ouvrir leur conscience à plus grand.
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Comments
  • josee
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    j aime bien cette idee de mijoteuse…se trouver un endroit dans sa tete pour se vider la tete!