Lors d’un voyage à Las Vegas,  j’ai profité de l’occasion pour voir quelques expositions thématiques. L’une d’elles présentait des guerriers en terre cuite. Quelle apparente contradiction : des guerroyeurs grandeur réelle, faits d’un matériau peu résistant. La fragilité et la force tranquille de ces fameux warriors ne me laissa pas indifférente.

L’image du guerrier est indémodable.

Avoir de la vigueur au combat, n’est-ce pas un pré-requis en ce monde ? Qui n’a pas eu à lutter ? Qui n’a pas expérimenté l’effet de l’adrénaline en défendant une cause ? Qui ne s’enflamme pas devant les mauvais traitements ou l’infamie ? Quand j’ai quitté la communauté religieuse, j’ai mené une cinglante bataille contre le dérapage spirituel qui y sévissait. J’en voulais à la dirigeante d’avoir joué avec ma conscience ainsi que ma soif d’absolu. J’étais animée d’une soif de justice sans précédent et cette femme m’apparaissait comme l’ennemie à supprimer. J’ai fait campagne auprès des autorités de l’Église et de toute personne susceptible de mettre un terme à son œuvre malsaine. Oui, la vérité allait éclater au grand jour !

Avec du recul, j’apprécie que mes projets destructeurs aient échoué. Si j’ai cru, il y a plusieurs années, que ma vie était finie, force est de constater qu’aujourd’hui, je vais très bien. Ma solidité intérieure provient surtout des épreuves placées sur ma route. Ce que je suis aujourd’hui, je le dois en partie à cette femme, oui cette soi-disant menace… Ses agissements m’ont poussée à faire d’importants constats, dont la nécessité de pardonner.  M’étant relevée après avoir été envoyée au tapis, une question m’est venue : se pourrait-il que nous soyons intouchables, inattaquables ?

« Personne ne peut vous rabaisser sans votre consentement. », Eleanor Roosevelt.

Se sentir visé par les affronts d’autrui, voilà ce qui est vraiment dévastateur. Combien de fois nous laissons-nous atteindre par l’agressivité et les malaises des autres ? Combien de duels inutiles avons-nous au nom de notre égo ? Une personne heureuse ne ressent nul besoin de menacer ou de blâmer qui que ce soit. Seul un être malheureux, en conflit avec lui-même, déverse sa détresse sur le premier venu. Peu importe les coups portés, nous avons le choix : jouer la victime ou refuser d’en faire une histoire personnelle. Une « attaque » n’en est une que si nous y consentons.

La résistance dont nous faisons preuve dans nos relations ne produit rien de constructif. Toute cette énergie peut être utilisée différemment. Pourquoi ne pas imprégner nos pensées de douceur et de sollicitude ? Quoi de plus puissant que de répondre à l’injure par… rien ? Écouter, sourire, respirer profondément, et puis… rien. Si l’autre brandit les armes et s’il ne trouve pas d’écho à sa colère, celle-ci s’estompe rapidement. Quelle issue positive peut-il y avoir si nous nous percevons comme des adversaires? Je ne dis pas qu’il faille se taire !  Nos voix peuvent s’élever pour la justice, mais sans attaquer qui que ce soit. Plutôt que de chercher vengeance, essayons de trouver une solution où tous seront gagnants.

N’importe quel guerrier affirmera qu’il faut du temps et de l’entrainement pour garder son calme dans le conflit. Quant à l’armure, pourquoi ne pas revêtir le nouveau modèle : l’inoffensive Ultra-terre-cuite ?

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Marie-Josée Arel

Je suis passionnée de spiritualité depuis mon adolescence et j’en ai fait ma mission. Je souhaite faciliter la quête de sens et nourrir la vie spirituelle des personnes, dans un espace d’échange ouvert et exempt de dogmes. Je désire ainsi offrir des repères pour une spiritualité terre-à-terre et contemporaine, pour une meilleure relation avec soi-même et avec les autres. Je veux toucher le cœur des gens et ouvrir leur conscience à plus grand.
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