Un porteur d’eau indien avait deux grandes jarres, suspendues aux deux extrémités d’une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules. L’une des jarres avait un éclat, tandis que l’autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu’à la maison du maître, l’autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route. Cela dura deux ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d’eau ne livrait qu’une jarre et demie d’eau à chacun de ses voyages. Bien sûr, la jarre parfait était fière d’elle, puisqu’elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.

Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu’elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable.

Au bout de deux ans de ce qu’elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s’adressa au porteur d’eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source.

Je me sens coupable, et je te prie de m’excuser.

Pourquoi ? demanda le porteur d’eau. De quoi as-tu honte?

Je n’ai réussi qu’à porter la moitié de ma cargaison d’eau à notre maître pendant ces deux ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l’eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l’eau. Tu n’obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts, lui dit la jarre abîmée.

Le porteur d’eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion répondit:

Pendant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu’il y a au bord du chemin.

Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit du baume au cœur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu’elle avait encore perdu la moitié de son eau.

Le porteur d’eau dit à la jarre:

T’es-tu rendu compte qu’il n’y avait de belles fleurs que de TON côté, et presque aucune du côté de la jarre parfaite? C’est parce que j’ai toujours su que tu perdais de l’eau, et j’en ai tiré parti. J’ai planté des semences de fleurs de ton côté du chemin, et, chaque jour, tu les arrosais tout au long du chemin. Pendant deux ans, j’ai pu grâce à toi, cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais je n’aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses.

-Auteur inconnu


François Lemay

Auteur et enseignant chez Académie Kaizen
Auteur du livre à succès Tout est toujours parfait et Reconnecte avec toi, François Lemay à ce don magique de bien vulgariser les principes de la psychologie de la performance et de la pleine conscience. Par ses conférences et formations, il accompagne les gens dans une meilleure compréhension de qui ils sont vraiment. C'est par l'éveil de conscience qu'il permet au gens de développer une meilleure maîtrise de soi et d'enfin activer leur véritable potentiel.

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Showing 6 comments
  • toumi
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    Mais ici la barre avait besoin que quelqu’un la met en valeur en général les humains ont tendance a vous enfoncer encore de le gouffre de la culpabilité

  • Francine
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    Belle leçon de lâcher prise. Nous ne savons pas ce que nos actions ont comme répercutions. Mieux vaux faire de notre mieux, sans se tracasser de se que l’ont ne peut contrôler car dans se monde imparfait  »Tout est parfait »

  • Bernard
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    Ce sont nos imperfections qui nous montrent le chemin de la conscience…