Mon dernier vlog intitulé « 3 choses qu’on doit savoir avant de mourir » nous rappelait ce que les mystiques, les médiums, les « expérienceurs » de mort provisoire nous partagent depuis longtemps : il viendra un moment après la mort où nous serons appelés à évaluer notre vie. Un moment où, en compagnie d’Êtres plus évolués que nous, nous serons amenés à discuter, revisiter des mémoires et analyser la vie que nous venons de vivre. Parfois, nous revisitons certaines scènes pour comprendre ce qui s’est passé et même pour ressentir nous-mêmes ce qu’ont vécu ceux qui nous ont côtoyés dans leurs rapports avec nous. Cet examen de conscience post mortem, si on peut l’appeler ainsi, est crucial car c’est à ce moment qu’on évalue dans quelle mesure notre âme a évolué au cours de sa dernière incarnation terrestre.

Comme dans toute analyse, nous retrouvons une forme de « critères d’évaluation ». Quels sont ces critères? Tout dépend de notre mission de vie ou notre contrat d’âme, c’est-à-dire des objectifs ou des apprentissages que nous nous sommes fixés avant notre incarnation. Selon notre degré d’évolution, ces objectifs sont décidés en collaboration avec des êtres de sagesse pour nous aider à choisir une famille, un corps, des amis, des situations de vie, des problématiques et parfois même des maladies, afin de favoriser certains apprentissages.

Je vous avouerai d’ailleurs que je préfère le terme « contrat d’âme » à « mission de vie » car ce dernier évoque souvent une idée un peu biaisée de cette notion. En tant qu’hypnologue spirituel spécialisé dans les régressions dans l’entre-vies, mon travail vise, sommairement, à utiliser l’hypnose pour faciliter une expérience où le sujet reconnecte à son Moi Supérieur, ses guides spirituels, son contrat d’âme. Au fil des ans, j’ai souvent remarqué que la conception que les gens se font de la mission de vie est souvent incomplète et parfois même erronée. Ceci est sans doute dû au sens du terme « mission » dans notre langue.

Mission démystifiée

Le mot mission évoque souvent quelque chose de grand, de noble et, surtout, c’est quelque chose à FAIRE. Combien de fois entend-on la question « Je ne sais pas ce que je suis venu FAIRE ici » ou « Je n’ai pas l’impression de FAIRE ce que je dois faire ».  Bien que le contrat d’âme comprenne parfois cette dimension du « FAIRE », c’est la dimension du « ÊTRE », bien souvent négligée, qui est tout aussi, sinon plus importante. Au-delà de nos accomplissements, nous sommes venus développer des qualités et des vertus. Certaines situations ou défis ont été planifiés avant notre incarnation pour stimuler des occasions de développer certaines qualités, nos ressources intérieures.

C’est pourquoi il peut être très révélateur, comme point de départ pour comprendre son contrat d’âme, de dresser une liste des principaux défis et des problématiques majeures de sa vie et, ensuite, d’identifier les points communs entre ces défis. Il devient rapidement évident que la majorité de nos défis tournent autour de lacunes par rapport à certaines vertus. C’est-à-dire que si nous avions possédé des vertus spécifiques à ces moments-là, la situation n’aurait pas nécessairement été vécue comme quelque chose de traumatisant ou même problématique pour nous.

Par exemple, quelqu’un pourrait découvrir que si elle avait possédé une plus grande capacité d’affirmation de soi et de ses limites, en d’autres mots d’amour de soi, plusieurs problèmes relationnels de sa vie ne seraient pas manifestés ou n’auraient peut-être pas existé. Si cette personne avait eu de l’amour ou du respect pour soi, elle n’aurait pas laissé entrer dans sa vie certaines personnes ou n’aurait pas accepté certains comportements car elle les aurait jugés inacceptables. Par conséquent, elle n’aurait pas vécu les situations que son manque d’amour de soi a permis de faire entrer dans sa vie.

Un travail de connexion

C’est pourquoi une question pertinente à se poser face aux défis de notre vie est :« Qu’est-ce que cette problématique m’invite à travailler ou à développer comme qualité? » Ou encore : «Quelle qualité, si je l’avais possédée, m’aurait permis d’éviter cette situation ou de la vivre autrement, sans être autant affecté négativement. En faisant ce travail, on fait un travail de connexion avec notre Moi Supérieur car on travaille à adopter le point de vue de l’âme, à prendre de l’altitude pour apprendre de nos expériences, au lieu de se positionner dans notre ego en tant que victime.

Une autre erreur commune que crée l’expression « mission de vie » est de nous faire croire que notre passage sur Terre doit « changer le monde ». Plusieurs personnes croient que, pour accomplir leur mission, elles devraient faire un travail qui contribue à l’évolution de la planète. Bien que cela soit parfois le cas, ce n’est pas nécessairement le cas pour tous. On peut tout à fait accomplir son contrat d’âme en faisant le plus humble des métiers. Le rapport ne se situe pas à ce niveau.

La nature du travail effectué n’est pas aussi importante que l’état d’esprit dans lequel nous effectuons la tâche, la façon dont on aura traité les personnes autour de nous, les valeurs que nous aurons transmises dans les petites actions de notre quotidien.

Une prise de conscience

C’est pourquoi je vous invite à penser à un défi (un problème) que vous avez dans votre vie et à vous poser la question : « Quelle qualité, si elle était plus développée en moi, m’aurait peut-être évité ce défi ou me permettrait de mieux gérer ce défi ? »

En dressant la liste des défis majeurs et secondaires de notre vie, nous remarquons ultimement certaines répétitions dans les qualités requises pour les surmonter. Fort est à parier qu’il s’agit d’éléments importants de notre contrat d’âme.

Comme la responsabilité vient avec la prise de conscience, la vraie question qui se pose devient : « Qu’est-ce que je fais de cette information? » C’est l’occasion idéale d’approfondir notre exploration mais… jouer à l’autruche est toujours une option.

Mine de rien, c’est précisément dans la réponse à cette question que se distingueront ceux pour qui la spiritualité est un intérêt, c’est-à-dire quelque chose d’intéressant à lire et à discuter, de ceux pour c’est un engagement sincère à s’améliorer, à cheminer en tant qu’âme.

Et vous?  Comment répondrez-vous?

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Jean-Charles chabot
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J'ai fondé l’Institut international d’hypnose spirituelle en 2012, un institut qui couvre tous les volets de l’hypnose spirituelle, soit des :formations, conférences, rencontres individuelles, cabinets publics, ateliers et de la recherche scientifique effectuée en collaboration avec le Dr Mario Beauregard. Nous offrons 2 types de formations, 1) L’hypnose de régression dans les vies antérieures et dans l’entre-vies ainsi que 2) L’hypnose évolutive.
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