VIVRE EN ACCORD AVEC SOI ET SA QUÊTE PERSONNELLE

Le bonheur : petit être capricieux qui refuse de se complaire et qui se tortille en nous jusqu’à ce qu’on lui laisse l’espace suffisant pour qu’il puisse s’émanciper.

Parfois, oui, on a simplement peur d’être heureux. En fait, je dirais plutôt qu’on a peur que le chemin qui doit nous y mener soit douloureux. On voudrait que ce soit maintenant, là, tout de suite, sans difficultés, sans convictions, sans réflexions, sans apprentissages. On voudrait faire semblant qu’on est mûr et qu’on a profondément saisi la morale de l’histoire, alors qu’en fait on nage dans la peur, l’incompréhension et la résistance. On voudrait que ce soit facile, doux et bon, tout le temps, mais est-ce vraiment cela accueillir le bonheur ?

UN TEMPS D’ARRÊT…

En janvier 2011, j’étouffais. J’étudiais, je travaillais à temps plein, j’avais des rêves, mais du temps et de l’énergie, ça il n’en restait jamais assez. Pourtant j’avais à peine 23 ans. Je courais tellement que je n’arrivais même pas à m’arrêter pour trouver une solution à ce mode de vie contraignant qui me rendait malheureuse. C’est donc sur un coup de tête que j’ai décidé de partir pour le Venezuela pour remédier à cela. J’avais choisi ce pays, à tout hasard, car je voulais une destination moins fréquentée et j’hésitais entre le voyage spirituel ou la plage. J’avais finalement opté pour le soleil, la bonne bouffe et la mer. J’avais organisé cette escapade avec conviction et spontanéité parce que je sentais que cela était la bonne chose à faire. Ce devait être un temps d’arrêt pour réfléchir et méditer pour mieux réaligner ma vie et revenir en force dans ce quotidien étourdissant qui m’attendait impatiemment à Montréal. C’est donc grippée et mal en point que je me suis acharnée à prendre l’avion malgré l’inquiétude de mes proches.

Pour ma part, ma décision et l’excitation de mon premier voyage résonnaient tellement fort en moi que je ne me serais arrêtée pour rien au monde. J’avais le pressentiment d’être au bon endroit au bon moment. Ce que j’ignorais, toutefois, c’est que j’y frôlerais la mort et que ma vie basculerait à jamais.

Le 9 janvier 2011, sur un lit d’hôpital dans un pays étranger, mon cœur s’est arrêté. Il en avait marre de courir, de vivre à l’envers, de survivre. Après un court coma où mon corps s’est battu pour reprendre vie, j’ai fait le pacte de vivre différemment; en accord avec moi-même.

DUR RÉVEIL

À mon réveil, j’ai été clouée au lit pendant un mois, incapable de me nourrir, incapable de marcher, le corps ravagé à tout jamais par la maladie. J’avais peur, j’avais mal, mais je savais que c’était le moment le plus important de toute ma vie et jamais même une seconde je me suis demandée «pourquoi moi ?» Cette souffrance n’était que le reflet de celle que je m’étais moi-même infligée durant toutes ces années à me bafouer, à faire les mauvais choix pour moi, à me surmener, à vivre la vie en surface sans m’arrêter, juste pour suivre le « traffic » et « faire comme tout le monde».

Après 7 mois de convalescence durant lesquels j’ai réappris ce que j’enseignais aux enfants depuis des années, (marcher, manger, retrouver ma motricité, écrire, m’habiller, me laver) j’ai enfin compris la puissance de la Foi. Cette Foi en moi que je négligeais trop souvent, cette force intérieure capable de soulever mer et monde, cet ancrage inébranlable que je me devais de cultiver pour vaincre la plus grande bataille de toute ma vie.

Cette expérience m’a sauvée la vie et depuis, je ne crois plus au hasard. Premièrement, parce que le pays que j’avais choisi a été capable de me ramener à la vie grâce à sa médecine avancée et son grand respect du pouvoir de guérison du patient. Deuxièmement, parce que, cette nuit-là, j’étais à l’hôtel avec ma meilleure amie plutôt que seule chez moi à agoniser dans mon 4 1/2. Troisièmement, parce que la vie m’a imposé le temps, l’espace et les conditions de vie nécessaires pour vivre lentement, calmement, paisiblement comme je l’avais tant souhaité.

Finalement, parce que depuis ce jour-là, mon corps, mon cœur et mon âme ne sont plus les mêmes. Il n’y a pas de hasard ! La vie n’est qu’une succession de choix et, selon moi, malgré les détours, nous finissons toujours par nous rendre à destination. Je devais faire un voyage spirituel et c’est sur mon lit d’hôpital que je l’ai fait.

LE PLUS BEAU DES VOYAGES !

Ce fut le plus beau voyage de toute ma vie. C’est donc avec grand honneur que j’accepte de voyager avec vous pour que nous réfléchissions ensemble aux solutions qui sont en nous afin d’être plus heureux, plus équilibrés et plus accomplis.

Inscription au programme 4 clés de François Lemay

Mlle Mymy

Mlle Mymy

Mymy est une grande humaniste, qui cherche à rassembler, à inspirer et à apaiser avec ses récits métaphoriques et ses réflexions de vie lucides ! Sa plume étant empreinte d’une grande empathie, on se laisse bercer par ses mots qui guérissent, qui nourrissent, bref, qui font du bien à l’âme ! Son premier livre tant attendu verra le jour en 2016.
Mlle Mymy

Les derniers articles par Mlle Mymy (tout voir)

Découvrez d'autres articles

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Showing 2 comments
  • farida
    Répondre

    c’est vraiment genial , votre histoire et votre nouveau dèpart m’avaient pousser a vivre chaque moment , et de vous accompagner pas par pas , moi aussi je veux affranchir une nouvelle page dans ma vie vers le mieux ibchallah , c’est un grand plaisir de vous lire .

    • François Lemay
      Répondre

      Alors go go go Farida, tu vas y arriver, fais-toi confiance.. Il suffit de faire le premier petit pas en ce sens. Tout est possible, tu as le choix de vivre tous ce que tu veux.. tu es la propre magicienne de ton existence. Que choisiras-tu d’en faire aujourd’hui ?